Flore de l'île

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L'île du Club abrite de nombreuses espèces d'arbres et de plantes. Nancy Ruddell a pris en photo et identifié nombre d'entre elles en juillet 2007 pour composer cet instantané de la flore de l'île. Jane et Keith Horner, Anneke Schwarz, Nicole Castéran et Jean-Pierre Hardy ont également participé à ce projet. S'ajouteront prochainement des photos de fleurs printanières prises en mai et juin.

Voir lesimages des fleurs et des arbres.

Arbres

Dans l'île, les conifères dominent : pins blancs, pruches, thuyas et épinettes. Les arbres décidus, comme les érables, les bouleaux et les chênes rouges, occupent surtout la pointe sud de l'île et les environs du pavillon.

Les arbres ne poussent pas au hasard. En effet, la pruche préfère les pentes fraîches et humides orientées vers le nord. Pour sa part, le pin blanc se contente d'une terre pauvre en nutriments ; il s'agit de l'arbre le plus haut de l'île. On le distingue du pin rouge par le nombre d'aiguilles : cinq par faisceau comparativement à trois pour le pin rouge.

Végétation basse

Une multitude de fleurs tapissent le sol au printemps. Pendant l'été, plantes à fleurs, carex, graminées et mousses ornent les anfractuosités des roches, bordent les troncs d'arbres et envahissent les espaces libres près des rives.

Fleurs printanières

Les petites fleurs printanières affectionnent les sols peu profonds et acides jonchés de feuilles mortes, qui leur procurent nourriture et protection. Après la fonte des neiges et avant l'éclosion des feuilles, ces plantes hâtives profitent de la profusion de soleil pour effectuer leur cycle de reproduction. En quelques semaines à peine, les fleurs printanières comme le trille, la maïanthème du Canada et le sceau-de-Salomon s'épanouissent et produisent les graines qui assureront la survie de l'espèce. Ne les cueillez surtout pas ! Vous pourrez ainsi les admirer l'an prochain.

Fleurs estivales et automnales

Après la spectaculaire floraison du printemps, de nombreuses autres plantes à fleurs viennent égayer les lieux, notamment l'achillée millefeuille, la verge d'or, l'aster et l'orpin. Diverses fougères et mousses s'attachent aux rochers humidifiés par les eaux résurgentes et envahissent les sols humides en face du débarcadère des canots dans la baie entre les deux pointes.

Lichens

Le lichen se développe sur les arbres et les rochers dans toute l'île. Il s'agit d'un organisme résultant d'une association symbiotique entre un champignon et une algue. Il pousse très lentement et vit très longtemps. Il existe dans l'île plusieurs blocs erratiques. Ces rochers ne proviennent pas du substrat local, mais ont été transportés de très loin par les glaciers qui jadis couvraient la région.

Géologie

L'île du Club de voile est un affleurement de l'assise rocheuse qui constitue les collines de la Gatineau. Au cours de la dernière glaciation, la région reposait sous deux kilomètres de glace. En avançant, les glaciers ont creusé, dans le roc sous-jacent, des stries encore visibles aujourd'hui, notamment aux deux pointes Est de l'île (pointe Richen et pointe du Phare). Les sentiers qui les relient traversent des affleurements de gneiss de couleur grise qui ont été érodés et striés par les glaciers. Aux deux pointes, on peut observer des intrusions de roche granitique qui dessinent des bandes blanches dans le gneiss. Ce granit a plus d'un milliard d'années !

Qui se cache derrière le nom Gatineau ?

Nicholas Gatineau Duplessis exerçait les fonctions de notaire et de commis à Trois-Rivières et à Montréal au milieu du XXVIIe siècle. Il explora les rivières Saint-Maurice, Outaouais et Gatineau et établit un poste de traite au confluent de l'Outaouais et d'un cours d'eau non identifié. S'agirait-il de la rivière Gatineau ? Pointe Gatineau et la rivière Gatineau furent les premiers toponymes à perpétuer le nom de cet explorateur français.

Quelques réflexions de Neil Rask, gérant du club en 2007

L'île abrite nombre de plantes et d'animaux qui lui confèrent son charme bien particulier. Pour conserver la magie des lieux, nous devons protéger ces espèces sauvages et faire en sorte qu'elles prospèrent pendant de nombreuses années encore.

L'écureuil roux et le tamia rayé (familièrement connu sous le nom de petit suisse) ont élu domicile dans l'île tandis que le castor, le héron et le harle la fréquentent régulièrement. Des familles d'écureuils ont installé leurs pénates près des casiers, sous le quai des Lasers ainsi que près des hauts rochers d'où sautent les enfants. Ces charmantes bestioles s'aventurent près des pique-niqueurs ou des personnes qui travaillent à leurs bateaux dans l'espoir de se voir offrir quelques miettes. Elles viennent même faire leur tour dans le bureau, histoire de jeter un coup d'oil sur les employés. Examinez bien les trous apparaissant dans les troncs de chênes et de thuyas ou l'intérieur des mâts tubulaires de voilier, vous pourrez y découvrir un nid. Contrairement à l'écureuil plein d'audace, le tamia rayé possède un tempérament effacé. Il construit son nid souterrain à un mètre de profondeur.

Au cours des ans, des castors ont construit leur hutte sous le quai des Lasers avec des branches et même quelques avirons. Chaque fois, nous avons dû les inciter à déménager, car ils auraient pu nuire aux personnes en train de nager ou de faire de la voile. Une fois la hutte principale construite, les générations suivantes ajoutent des pièces. Comme l'eau ne manque pas dans la Gatineau, ils n'ont pas besoin de bâtir un barrage. Pour protéger leurs petits, habituellement au nombre de deux ou trois, les adultes feulent et sifflent à l'approche d'un humain. À l'aube ou au crépuscule, on peut les voir nager dans la baie et faire claquer leur queue pour avertir leurs congénères d'un danger.

Les canards colverts viennent souvent aux abords de l'île. Le mâle se reconnaît à sa magnifique tête verte, tandis que la femelle est sobrement tachetée de brun et de blanc de façon à ne pas attirer l'attention des prédateurs. Des groupes de harles ont été observés près de l'île. Ils portent une curieuse plume rougeâtre en forme de six sur le dos. De grands hérons planent régulièrement dans les alentours, s'arrêtant ici et là le long de la rivière à la recherche de poissons ou de grenouilles. Avec leurs ailes immenses et leur cou replié, ces oiseaux ressemblent aux ptérodactyles, ces reptiles volants contemporains des dinosaures. Le grand pic visite l'île à l'occasion ; il se régale d'insectes qu'il déloge des arbres morts avec son bec redoutable. Comme son nom l'indique, il est le plus grand représentant de la famille des pics. Il arbore une crête rouge bien caractéristique.

Et que dire des insectes ! Il arrive que les guêpes fassent leur nid dans les canots et autres embarcations inutilisées depuis longtemps. Les mouches noires et les moustiques ont le don de nous exaspérer en mai et juin. Le reste de l'été, les moustiques passent à l'attaque au coucher du soleil au grand dam des pique-niqueurs.

Ne désespérez pas : les grenouilles léopards dévorent mouches et moustiques et leur nombre est en augmentation dans la baie du débarcadère des canots.

L'île regorge d'arbres, comme le thuya, le chêne ou le pin et de plantes à fleurs de toutes sortes. En regardant les anciennes photos, on se rend compte que nombre d'arbres occupent aujourd'hui des endroits qui étaient complètement nus autrefois. Le personnel et les bénévoles débarrassent les sentiers et les aires de pique-nique des branches mortes. On protège les racines exposées et les endroits exempts de végétation en les couvrant de copeaux de bois. L'orchidée appelée cypridide ou sabot de Notre-Dame fleurit au printemps, tandis que des champignons rouges, dorés, orangés ou blancs émaillent le sol par temps pluvieux. Plusieurs types de lichens et de mousses croissent sur les rochers et les arbres. On compte deux espèces produisant des baies comestibles, à savoir le bleuetier et le thé des bois. Les diverses espèces de plantes aquatiques qui prospèrent dans la rivière sont bien connues des nageurs qui font le tour de l'île. On rencontre des myriophylles et des nénuphars à divers endroits, notamment à l'entrée du club et dans la baie du débarcadère des canots.

Avez-vous aperçu d'autres animaux ou d'autres plantes ? Faites-le nous savoir en envoyant un courriel au gérant du club.

Voir des images of the flowers and trees.